Les mâles sont capables de s’accoupler jusqu’à quinze fois par jour.
Pendant les périodes d’accouplement et sous l’effet des hormones, ils se blessent, se battent, se griffent, se mordent et marquent leur territoire avec leurs urines. Ils peuvent parcourir des kilomètres et se mettre en danger en sortant de leur territoire habituel.
La phase de chevauchement est courte : elle dure moins de vingt secondes.
Le matou immobilise la femelle en mordant sa nuque et lui pétrit les flancs avec ses pattes antérieures.
Le pénis du chat, armé de petites épines appelées « spicules », crée des micro-coupures dans le vagin de la femelle, occasionnant ainsi les saignements nécessaires à la survie des spermatozoïdes.
Le retrait du mâle est douloureux, mais c’est ce qui stimule l’ovulation. La chatte crie et se montre agressive à ce moment-là.
L’accouplement est un moment propice à la transmission de maladies graves comme la leucose, la calcivirose ou l’infection par le FIV (Féline Immunodeficiency Virus).
L’instinct de reproduction, tout comme l’instinct maternel chez la chatte, n’est que ponctuel. Ils sont tous deux guidés par les variations hormonales. En dehors des périodes de chaleurs, il n’existe pas de sexualité.
En conclusion, la stérilisation supprime à 90 % les marquages urinaires, évite les naissances et diminue les risques d’infection et de maladies graves : elle ne présente que des avantages !
