| Le chat dans la ville |
| Lundi, 19 Octobre 2009 13:50 |
Population féline urbaineLa population des chats dans les villes peut se diviser en trois catégories qui s'alimentent entre elles : les chats dits « de maison », les chats de refuges et les chats errants ou féraux. La manière de considérer les animaux dans nos sociétés a considérablement évolué et l'animal-être sensible a enfin supplanté l'animal-machine de Descartes. Cette évolution des mentalités trouve écho dans les lois sur la protection animale et les particuliers se préoccupent généralement du bien-être de leurs compagnons, même s'ils omettent parfois de les faire stériliser. Parmi les chats de maison, environ 73% des mâles sont stérilisés et seulement 59% des femelles car l'idée selon laquelle il est bon de faire faire une première portée aux chattes continue à avoir des adeptes. Les chatons et leurs aînés, parfois abandonnés ou simplement fugueurs, vont grossir la population des rues ou des refuges pléthoriques. Pour des raisons budgétaires, la loi de 99 qui précise les modalités de détention dans les refuges est rarement appliquée, malgré les efforts des établissements pour s'y conformer. Le coût d'entretien d'un chat est très élevé, l'espace limité et les refuges saturés ont parfois recours à l'euthanasie sans toujours l'avouer au public. Quant aux conditions même de détention elles ne sont pas toujours satisfaisantes et peuvent même s'avérer déplorables sur le plan sanitaire et écologique dans certains refuges privés illégaux. Les chats errants se regroupent en colonies de taille variable autour des lieux de nourriture et des abris. Le taux de natalité est assez faible, en moyenne une portée de 2,2 chatons par femelle et par an, et le taux de mortalité juvénile, très élevé, peut atteindre 90%. Chez les adultes il peut s'élever à 25% par an. Leur lutte efficace contre les rongeurs (même s'ils sont nourris par ailleurs) ainsi qu'une utilité sociale (en effet ces chats permettent de donner un rôle social aux nourrisseurs bénévoles (en effet la motivation, la détermination, l'investissement temps et financier dont font preuve ces personnes sont à la hauteur de leur investissement affectif). Magré tout cela ne suffit pas toujours pour les faire accepter par les riverains qu'indisposent leurs cris lors de bagarres ou d'accouplement et les odeurs de marquage urinaire. Certains craignent aussi les parasites (puces, ascaris), la toxoplasmose voire la rage. Au moment des chaleurs les femelles ont tendance à étendre leur domaine de vie et pénétrer dans les jardins privés pouvant commettre quelques dégâts et troubler le comportement du chat de la maison. Actions possibesLes chats vivant sur un site sont capturés et conduits en fourrière. Au bout de huit jours ouvrables, les chats identifiés de particuliers et les chats sociables de la rue peuvent être placés en refuge et proposés à l'adoption s'ils n'ont pas été réclamés. Certes, la méthode a l'avantage d'être peu onéreuse, du moins à court terme. En effet il faut répéter l'opération au moins deux fois par an sur le même site car d'autres chats viennent coloniser le domaine inoccupé. Les colonies de chats se trouvent dans plusieurs quartiers... et surtout cette méthode d'euthanasie massive est impopulaire et altère l'image de marque de la ville. Finalement les coûts à terme s'avèrent très élevés.
Le législateur a d'ailleurs prévu la stérilisation et remise sur site des chats féraux. L'application de l'article L.211-27 du Code Rural implique une prise d'arrêté municipal par le Maire, la capture des chats, la stérilisation et l'identification avant leur remise sur les lieux. Bien que l'investissement initial paraisse plus élevé, il diminue très rapidement. Dès la seconde année, le coût devient nettement inférieur à celui des déchatisations à long terme. Nous soulignerons, en conclusion, le rôle essentiel de toutes les parties concernées : élus, particuliers, associations.
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| Mise à jour le Vendredi, 27 Novembre 2009 09:54 |









































