Giboulette, chatte 1 an environ, très affectueuse

NÎMES - C'était en mars, juste à la tombée du jour. M'apprêtant à nourrir des chats errants, tapie dans une haie très épaisse, j'aperçus une petite silhouette grise et difforme cachée tout près de l'endroit où je dépose quotidiennement les gamelles pleines.

Les deux premiers jours, terrorisée, la pauvre créature, qui s'avérait être un chat, détala lorsque j'approchais la nourriture. Mais le troisième jour, affamée, elle se jeta sur cette dernière en me laissant la regarder. Petite et malingre, elle peinait à traîner un énorme ventre, mais le pire pour moi fut de lire sa détresse dans son regard.

Elle comprit qu'elle pouvait revenir le lendemain. Ma décision fut prise : je lui donnais quelques jours pour me faire confiance, afin de pouvoir la capturer pour l'emmener chez le vétérinaire.

Arrivée par surprise comme une giboulée de mars, elle s'appellerait Giboulette. Épuisée par des mois de galère, elle entra dans la cage de transport que je lui présentais comme si elle sentait qu'elle allait être protégée.

Son état nécessita une analyse de sang révélant que cette petite chatte de 9 mois, gestante, était atteinte de la leucose et que la stérilisation s'imposait. Un traitement fut proposé, nous l'acceptâmes. Aujourd'hui, elle reprend des forces. Protégée et entourée d'amour, elle peut vivre quelques bonnes années (j'ai en mémoire l'exemple de Doudouroux, un chat des rues contaminé par le sida et la leucose, qui a vécu heureux sans traitement pendant huit ans, adopté et chouchouté par une amie).

Giboulette a dû être isolée des autres chats et vit depuis des mois seule dans un appartement inoccupé ; elle va bien physiquement, mais chaque jour, je suis touchée par la tristesse de son regard et inquiète de constater que depuis quelques semaines, elle refuse les caresses qu'elle appréciait pourtant.

Il est urgent de la sortir de là, d'une part parce que l'appartement sera loué début septembre et que d'autre part, malgré nos visites matin et soir, elle ne supporte plus la solitude, elle déprime...

La leucose étant un virus spécifique aux chats, Giboulette ne pourra jamais retrouver ses compagnons d'infortune, cinq d'entre eux ayant eu la chance d'être recueillis et protégés en attendant d'être adoptés.

La remettre à la rue signifie la condamner à mort. Sa seule chance est de pouvoir être accueillie seule dans un foyer ou avec des chats hélas déjà contaminés.

Giboulette avait neuf mois lorsqu'elle a été retirée de la rue. Aujourd'hui, elle est devenue une jolie et intelligente petite chatte au regard expressif et à la robe tigrée de gris aux nuances si délicates. Elle a survécu aux dangers de la rue, aux intempéries, au manque de nourriture, aux actes de malveillance... Contaminée par le virus de la leucose, elle s'est battue pour vivre.

Battons-nous pour lui offrir le plus beau des cadeaux, celui de lui donner quelques années de bonheur en la protégeant, en lui témoignant beaucoup d'attention, d'amour et de patience. Giboulette a été stérilisée et identifiée par l'association.

Si l'histoire de Giboulette vous touche et que vous avez la possibilité de l'accueillir, alors offrez-lui la douceur et la quiétude de votre foyer.

N'hésitez pas à appeler Michèle au 04 66 29 00 24 ou au 07 69 51 22 67 et à lui laisser un message en cas d'absence. Une participation aux frais de stérilisation s'élevant à 60 € vous sera demandée.

Notre vocation est de placer au mieux les animaux pour qu'ils soient le plus heureux possible, ainsi que leurs propriétaires. À lire avant l'adoption : l'adoption  et une fois l'adoption effective : nos conseils