Des nouvelles de Zadig

zadig-rue  Zadig avant... c’était la rue. Abandonné, errant, miaulant son mal-être auprès de qui voulait bien l'entendre.

Qui ? Il n'y avait pas grand monde. Véronique a su entendre son appel à l'aide. C'était en décembre 2014. Véronique a contacté l'association et Zadig a trouvé un foyer d'accueil. Un vétérinaire l'a castré, identifié et vérifié sous toutes les coutures.

Monsieur Zadig a fait peur en premier lieu aux occupants félins de l'appartement, mais au fil des jours, ils ont enfin parlé la même langue et tout est rentré dans l'ordre.zadig-cartonZadig connait plein de choses de la rue. Il raconte à ses deux compères combien, dehors, c'est difficile de survivre au milieu des voitures et des hommes toujours pressés, toujours aveugles aux plus petits qu'eux, toujours sourds aux appels à l'aide. Évidemment, s’arrêter, écouter, appeler et regarder, c'est accepter de perdre du temps, c'est accepter de faire des choses auxquelles on n'avait pas pensé et que l'on n'avait pas planifiées, mais c'est aussi donner un sens à la vie. La vie n'est pas tracée d'avance et ce qui en fait le piment, ce sont les rencontres de tous les jours. Et si cette rencontre est un chat... et bien pourquoi pas !

zadig-amisD'ailleurs, Zadig a été LA rencontre de Véronique qui, de famille d'accueil, est devenue famille adoptante. Elle a eu tellement peur pour lui quand il était à la rue... Elle a compris toute la reconnaissance dont a fait preuve Zadig une fois chez elle, car lui aussi fait des efforts. Il essaye de communiquer avec son dieu : Véronique. Il veut lui faire comprendre qu'il n'est pas un ingrat et qu'il ne lui en veut pas si la race humaine n'est pas toujours qu'amour.

Nous vous laissons contempler ce bonheur à quatre et si un jour, vous entendez miauler dans la rue, retournez vous ! Ce sera peut-être ce jour là que vos yeux s'ouvriront et que vous verrez ce que la vie a de plus beau à vous offrir : un autre Zadig ! Il n'est pas obligatoire de le garder pour vous tout seul, bien que nous vous le conseillions vivement. Nous pourrons vous aider à lui trouver un foyer. Mais vous aurez au fond de vous cette fierté de dire : "J'ai aidé un être vivant, je suis un homme, un vrai !".