Articles Midi Libre du 29 juin et du 7 juillet 2016

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Réponse à l'article paru le 29 juin 2016 et signé par le comité de quartier de l'Ermitage :

L'association des Chats libres de Nîmes Agglo aimerait apporter les précisions suivantes :

« La vingtaine de chats recensés qui recherchent de la nourriture » : Bien évidemment, ces chats recherchent ce que ces mêmes riverains, qui se plaignent, leur ont toujours distribué, c'est logique. L'association a, depuis plusieurs années, aidé à la prise en charge des chats errants de ce secteur, mais a rencontré de grandes difficultés pour les stériliser tous. En effet, des riverains (encore des amoureux des « chatons mignons ») refusaient que nous en stérilisions certains. De plus, il ne faut pas oublier que ces interventions ne sont pas gratuites, car le vétérinaire doit être payé. Si ces derniers nous accordent une réduction, le coût de ces actes, dont l'association doit trouver le financement avec l'aide des personnes qui la contactent, reste encore conséquent. L'aide que nous alloue la mairie s'élève à 2100 euros, somme que nous n'avons toujours pas reçue à ce jour et qui représente la stérilisation d'une vingtaine de chattes. Or, une seule femelle non stérilisée et c'est l'ensemble de notre travail qui est anéanti, d'où la nécessité d'en traiter la totalité.

Oui, l'association remet sur leur lieu de vie les chats opérés. Nous ne disposons pas d'endroit pour les « stocker » ou les « ranger » pour qu'ils ne dérangent plus ! Un chat stérilisé ne se bagarre plus, ne miaule plus au moment des chaleurs et ne se reproduit plus. Alors, excusez-les d'avoir l'audace de vivre dans la rue où on les a jetés et rejetés !

Quant à la question : « Que faire ? Les euthanasier ? Qui va payer ? », voilà une bien drôle de façon de régler un problème entièrement généré par les hommes ! Il faut savoir que pendant plus de trente ans, la fourrière a capturé les chats errants et euthanasié une grosse majorité d'entre eux, sans que le problème soit résolu pour autant. La mairie de Nîmes, cette année encore, a versé 153 000 euros à la fourrière, pour ne pas débarrasser la ville de ses chats au final !

Et si nous devenions subitement humains et responsables à Nîmes ? Et si nous stérilisions nos chats errants ? Et si nous faisions une campagne de stérilisation auprès des propriétaires ? Et si l'on essayait de se pencher sur les préconisations des Chats libres de Nîmes Agglo en la matière, préconisations entendues et retenues par d'autres communes de France ? Et si celles-ci pouvaient s'avérer finalement intéressantes, même à Nîmes ?

À vouloir tuer une vie qui nous dérange, attention à ne pas tuer notre humanité...

Laure Breye

Présidente des Chats libres de Nîmes Agglo

Réponse de l'association parue dans le Midi Libre du 7 juillet 2016 :

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