Article Anna Galore le blog du 28 octobre 2015

Extrait de l'article http://www.annagaloreleblog.com/2015/10/28/refuges-fermes-pour-la-sterilisation-obligatoire/

« Chat libre »

Depuis janvier 2015, les maires ne peuvent en principe diriger les chats errants directement vers la fourrière – où la plupart du temps c’est l’euthanasie assurée – que si le programme de stérilisation, d’identification prévu par le Code rural n’a pas pu être mis en œuvre. Ce programme confère aux félins de la rue le statut protecteur de « chat libre ».

chats libres de Nîmes Agglo Editions du Puits de RoulleBeaucoup d’associations l’appliquent d’elles-mêmes, comme Les chats libres de Nîmes, mais sans le soutien du maire, comme à Nîmes. « Il nous verse une subvention qui ne permet de stériliser qu’une vingtaine de chats par an, alors que nous en stérilisons nous-même 1 500 par an grâce à des fonds privés », témoigne Laure Breye, présidente de l’Association des Chats Libres de Nîmes Agglo, qui a publié en 2014 le livre « Le Peuple de l’ombre ou Les histoires humaines et félines des Chats libres de Nîmes agglo » (Editions du Puits de Roulle). « Cela fait huit ans, reprend-elle, que nous essayons de convaincre le maire » d’engager le programme inscrit dans le Code rural. En vain.

Pour Mme Aubois, de Citanimal, les associations et les refuges « ont eux-mêmes une part de responsabilité dans cette catastrophe. On a beaucoup fait d’assistanat, en trouvant des solutions, nous les bonnes âmes, pour les gens qui ont laissé leur chat se reproduire, en assumant leurs responsabilités à leur place ».

Au vu du nombre d’associations réunies dans le collectif Chats 100 % stérilisation obligatoire, Jacqueline Raynaud, l’une de ses responsables, estime l’opération réussie. « C’est un miracle d’avoir pu réunir près de 500 associations dans ce milieu de la protection sociale qui n’est pas soudé habituellement, où les ego de chacun empêchent de travailler ensemble et d’avancer », constate-t-elle.

• Francine Aizicovici
Journaliste au Monde