Les Chats Libres vendent leurs puces sur le Gambetta

vide-grenier-installationÉvénement qui se répète 2 fois l’an, le Marché aux Puces des Chats Libres est un succès à chaque fois, tant sur le plan humain que financier. Et cette année, le félin a été présent bien malgré lui, vous le verrez tout à l’heure.
25 août 2013, la joyeuse équipe de bénévoles s’était levée dès potron-minet comme d’habitude, avec force matériel et de la bonne humeur à foison. Certains même avaient réussi à convaincre leur moitié de les accompagner, de conduire le camion, d’aider à la mise en place. Voyez la force de persuasion dont nous disposions dès l’aube et ce malgré le petit vent frisquet qui a achevé de nous réveiller !
Une fois tout le monde installé nous avons repris nos marques, et bien sûr les ventes au profit de nos minets de rues dont nous avons beaucoup parlé comme vous vous en doutez. Beaucoup de vide-grenier-mondepersonnes étaient là parce que c’était nous, et ceux qui l’ont découvert étaient contents de l’apprendre. Nous avons aussi vu des personnes venir avec des dons de toutes sortes : des objets, des livres, etc… et repartir tout de même avec d’autres objets achetés sur les stands, s’étant juré pourtant de rentrer à la maison les mains vides ! C’était sans compter sur le légendaire bagout de nos bénévoles…
Comme d’habitude notre présidente a été très sollicitée et elle a même dû gérer une urgence en plein marché aux puces, sur le vif, rappelant à tous et à toutes la problématique douloureuse des chats errants.

gambettagambetta-assis Celui-ci était sur le boulevard Gambetta, une amie des animaux et des chats de la rue en particulier est venue nous indiquer un chat qui était couché contre un arbre et qui bougeait pas à 300 métres de nous. En fait la pauvre bête était prise de convulsions on ne sait pas pourquoi.
Pour ma part, l’arrivée de ce matou blessé ou malade, dans un carton et porté par deux bénévoles a été une surprise et un mystère : j’ignorais tout de l’histoire quand j’ai vu arriver les collègues. Quand on a ouvert le carton, on a pu voir un énorme matou, couleur sable, couché sur le flan et les pupilles dilatées, de douleur ou de peur on n’aurait su dire. Il ne bougeait pas beaucoup le train arrière et Laure Breye a tout de suite contacté un vétérinaire pour confier ce malheureux à ses soins...Le minet est toujours chez le vétérinaire ce lundi matin, entre de bonnes mains, mais son état de santé n’est pas stabilisé.
Nous étions plongés de nouveau dans le quotidien de l’association : les appels incessants pour indiquer des chats ou des chatons abandonnés, des chats errants blessés ou malades… mais c’est bien la première fois qu’un chat blessé se retrouve invité durant un marché aux puces !
Et cette histoire nous rappelle également que notre situation financière reste préoccupante, que nous faisons un maximum pour ramener des fonds pour nos minets, mais comment faire autrement quand on trouve un chat errant qui souffre ou qui a faim ?
C’est pour cela que nous continuons coute que coute.
Je tiens à dire que les bénévoles qui ont participé ont été formidables et je ne les remercierai jamais assez de leur engagement et de leur bonne volonté. Plusieurs sont restés bien plus longtemps que prévus, entamant au passage le temps destiné à leur famille, indiquant si cela était encore nécessaire combien la cause animale leur est chère. Donc un grand merci aussi à nos proches, familles, amis, collègues de travail qui tous nous soutiennent à leur façon dans cette aventure féline.

Hélène.

ps :  en fin de soirée le chat s'est éteint tout doucement mais sans douleur et avec un minimum de présence humaine compatissante, nous rappelons que cette année nous avons du faire face a un nombre impressionnant de chats adultes et chatons en très mauvais état. Comment peut-on supporter l'image de Gambetta ci dessus et ne pas comprendre la détresse des animaux abandonnés... comment peut-on faire des lois qui interdisent de les nourrir ? comment peut-on punir ceux qui les nourrissent ? les soignent et les stérilisent avec l'aide de l'association ? et comment peut-on accepter que la personne qui l'a abandonne s'en tire juste par un : " que voulez vous avec la crise les gens se séparent de leurs animaux..."