Deuxième journée du chat à Saint-Étienne

journee-chat-saint-etienne-a À l’invitation de l’association Les Fermes de Job/DotaJob, de Saint-Étienne dans la Loire, nous avons participé à la seconde journée du chat dont le thème était : " Le chat et notre environnement".

Les invités étaient prestigieux : M. Arnaldo Melloni, directeur du bureau des droits des animaux à Florence (Italie), Dr Mourrier, Dr Roux et Dr Buisson (docteurs vétérinaires), M. François Rochebloine, député de la Loire, grand défenseur des droits de l’animal.

M. Melloni nous a expliqué comment l’Italie a reconnu les droits de l’animal avec la loi cadre de 1991, comment le règlement de Florence va au-delà de cette loi et reconnaît aux espèces animales le droit de vivre avec leurs différences biologiques. Le maire devient ainsi le propriétaire et le défenseur des animaux libres dans sa ville.

Florence compte 5000 chats, 500 bénévoles qui les nourrissent et veillent sur eux, 509 stérilisations pour l’année écoulée ! Le nombre de stérilisations est significatif du bien-fondé de celle-ci (car cela fait peu de stérilisations au regard de ce que pratiquent les associations en France, chacune dans leur secteur). Tout ceci est réalisé conjointement avec la mairie, les administrés et les associations. Un parc a été créé, on y pratique l’élevage de poissons pour lutter contre les moustiques pour une gestion écologique du problème ; on y trouve un refuge pour chiens et chats qui permet de soigner les animaux et un jardin biologique y a été créé. Les groupes scolaires peuvent visiter ce parc. Florence, une ville de plus de 377 000 habitants !

C’est donc possible ? Eh bien oui !

Mais encore :

Le Dr Roux a abordé le débat entre puissance publique et protecteurs des chats en Italie. La ville met en place tout un programme de travail et d’échanges entre l’institution, les administrés et les associations pour le bien de tous.

Et cela fonctionne ? Eh bien oui !

Mais encore :

Le Dr Buisson, président du syndicat des vétérinaires libéraux, nous démontre comment la société évolue et donc notre comportement vis-à-vis des animaux et des chats en particulier.

Il présente le cas de la petite ville de Saint-Galmier (5 646 habitants), près de Saint-Étienne, où la politique de stérilisation est une réussite : les stérilisations sont prises en charge par la mairie et l’association présidée par Madame Chambon s’occupe du suivi. La population est elle-même active dans ce processus. Tout le monde s’y retrouve, les amis des chats comme ceux qui les aiment moins, car la population féline s’en voit diminuée. Le contribuable y trouve également son compte, car il est bien connu que la gestion par la stérilisation des chats sans maîtres est bien moins onéreuse que les passages répétitifs des fourrières. Il ne faut pas oublier de communiquer avec la population pour motiver les personnes à stériliser leur chat et leur faire prendre conscience que l’animal a un coût. C’est un être vivant qui a donc avec des besoins spécifiques à son bien-être.

Et tout ça en France ? Eh bien oui !

M. François Rochebloine, député de la Loire et vice-président du groupe d’études protection des animaux à l’Assemblée Nationale, est un amoureux de la vie et des animaux. Il les respecte et ose le dire haut et fort, ce qui pour un homme, politique de surcroît, n’est pas si évident que cela, même en 2015 ! Pour la petite histoire, il possède six chats issus de la rue. Il soutient l’idée de la création de refuges intercommunaux.

Voici un court résumé de cette journée intense en informations, en rencontres, en certitudes ! Nous savons que nous sommes sur la bonne voie et que tôt ou tard, il faudra bien que le droit de vivre et le devoir de respecter les animaux dans la ville deviennent un fait et non plus une attente.